flux des transhumances estivales :

Bovins : Vaches laitières : 25 300 – Hors vaches laitières : 49 300 Ovins : 322 200 (dont environ la moitié venant de Provence) Caprins : 11 500 Equins : 1 900
Référence : enquête pastorale

ALPES & PROVENCE

La transhumance concerne majoritairement des éleveurs ovins gardant eux-mêmes, embauchant des bergers salariés ou confiants leurs troupeaux aux éleveurs alpins. Les grands transhumants proviennent de la Crau et des départements méditerranéens, leurs troupeaux se dirigent vers toutes les Alpes (200 à 500 km). La moyenne transhumance est pratiquée par des éleveurs ovins et bovins, basés notamment dans les Préalpes, sur une distance plus courte (50 à 100 km). Les éleveurs de haute montagne, y compris bovins et caprins,réalisent une transhumance locale vers des alpages de proximité. La transhumance hivernale concerne des troupeaux montagnards, y compris des Alpes du Nord, qui viennent passer l’hiver et une partie du printemps dans les plaines ou massifs forestiers du littoral. Enfin, un véritable nomadisme est pratiqué par les herbassiers, éleveurs sans terre transhumant de place de pâturage en place de pâturage toute l’année.

ALPES DU NORD

Dans les Alpes du Nord, les vaches laitières passent les trois mois d’été dans les alpages, appelés aussi montagnes, qu’elles parcourent selon un cycle de remues. Le terme « d’alpagistes » (ceux qui utilisent l’alpage) désigne les éleveurs propriétaires ou locataires de l’alpage. Ces pratiques pastorales, attestées depuis plusieurs siècles, ont façonné de vastes pâturages souvent situés au-dessus de mille mètres d’altitude et en partie gagnés sur l’étage forestier. Les vaches qui y paissent produisent un lait à l’origine de fromages réputés. Autrefois faite à l’alpage, la majeure partie de la production fromagère est aujourd’hui assurée par des coopératives situées dans les vallées, là où les troupeaux passent l’hiver. La transhumance des troupeaux laitiers, passant des sièges d’exploitation aux zones intermédiaires puis aux alpages, se fait principalement à pied ou plus rarement au moyen de bétaillères.
La transhumance hivernale est pratiquée par certains troupeaux, ovins et surtout bovins, des exploitations montagnardes, qui viennent passer l’hiver et une partie du printemps dans les plaines ou massifs forestiers du littoral.

De nombreuses communes des Savoie et d’Isère organisent des événements lors de la « démontagnée », fête traditionnelle qui célèbre la descente des vaches et autres animaux d’alpages vers la vallée. La Fête de la Transhumance qui se tient depuis 1991 dans le Diois fut l’une des premières à célébrer la montée en estive des troupeaux ovins.
Les chalets d’alpages, qui comprennent généralement un logement et une salle de traite, font partie intégrante des paysages alpestres. Ils sont les témoins architecturaux de ce patrimoine montagnard.

En élevage bovin laitier, les races sont imposées par les cahiers des charges des fromages AOP et IGP : Beaufort, Reblochon, Abondance, Tome des Bauges, Emmental de Savoie, Raclette de Savoie, Tome de Savoie. II s’agit essentiellement de Tarine, Abondance et Montbéliarde Dans le Vercors, la race Villard de Lans est également présente dans le cahier des charges du Bleu du Vercors. Le Chevrotin AOP est issu de l’élevage de chèvres de races locales, Alpine et Savoie.
La race Thônes et Marthod, qui compte environ 7 000 brebis, fournit à la fois du lait, des produits laitiers et de la viande d’agneaux.
De nombreux évènements sont organisés tout au long de l’année pour valoriser ces produits dans les fermes, villages et alpages.

transhumance en franco-provençal ou arpitan :

emmontagnée / démontagnée,
inalper / désalper, remue (Alpes du Nord)

en provençal :

amountagna,estiva / montar a l’estiva, iverna /
ivernar, far la routo (Alpes du Sud et Provence)

Pour mieux connaitre la transhumance en Provence et dans les Alpes consultez le site la maison de la transhumance :
transhumance.org