transhumance en franco-provençal ou arpitan :

emmontagnée / démontagnée,
inalper / désalper, remue (Alpes du Nord)

en provençal :

amountagna,estiva / montar a l’estiva, iverna /
ivernar, far la routo (Alpes du Sud et Provence)

flux des transhumances estivales ovines :

615 000 brebis 350 alpages collectifs

flux des transhumances hivernales ovines :

123 000 brebis 30 sites collectifs de transhumance hivernale


Environ 320 Groupements Pastoraux agréés Héliportage :
500 rotations sur les Alpes-de-Haute- Provence et les Hautes-Alpes
Sources : FRGDS et DRAAF PACA, CERPAM (2023)

ALPES & PROVENCE

La transhumance concerne majoritairement des éleveurs ovins gardant eux-mêmes, embauchant des bergers salariés ou confiants leurs troupeaux aux éleveurs alpins. Les grands transhumants proviennent de la Crau et des départements méditerranéens, leurs troupeaux se dirigent vers toutes les Alpes (200 à 500 km). La moyenne transhumance est pratiquée par des éleveurs ovins et bovins, basés notamment dans les Préalpes, sur une distance plus courte (50 à 100 km). Les éleveurs de haute montagne, y compris bovins et caprins,réalisent une transhumance locale vers des alpages de proximité. La transhumance hivernale concerne des troupeaux montagnards, y compris des Alpes du Nord, qui viennent passer l’hiver et une partie du printemps dans les plaines ou massifs forestiers du littoral. Enfin, un véritable nomadisme est pratiqué par les herbassiers, éleveurs sans terre transhumant de place de pâturage en place de pâturage toute l’année.

ALPES & PROVENCE

La grande transhumance ovine estivale relie, sur de longues distances, les plaines provençales aux Alpes. Elle permet de pallier la sécheresse de l’été où l’herbe jaunit et devient rare. Dès le mois de juin, les troupeaux sont conduits dans les montagnes les plus proches. Ils en reviennent entre septembre et novembre. 

Jugé gênant pour la circulation automobile, l’acheminement des troupeaux bascula largement vers le train au début du XXe siècle. C’est ensuite le camion qui a pris le relais depuis les années 1950, permettant d’aller jusque dans les alpages de la Haute-Savoie. L’estive locale désigne la montée, sur des alpages de proximité, des troupeaux des communes de montagne ou des zones de piémonts. 

La transhumance hivernale est pratiquée par les troupeaux des élevages montagnards qui viennent passer l’hiver dans les plaines ou massifs forestiers littoraux de Basse Provence. Elle concerne principalement les ovins, mais également des bovins en provenance notamment des Alpes du Nord et joue souvent un rôle dans la réduction du risque d’incendie. 

Certains éleveurs, appelés herbassiers, se déplacent quasiment toute l’année. Disposant de peu de terres, d’équipements et de bâtiments, ils multiplient les déplacements avec leur troupeau en négociant des places de pâturage.

L’élevage transhumant a profondément marqué les territoires de son empreinte. La diversité de ce patrimoine vivant est fortement présente dans l’identité locale et les paysages : sonnailles, bâtons, marques, manteaux, bergeries, habitations, cabanes, abris, abreuvoirs, chemins de transhumance et leurs aménagements : murets, bornes, fontaines (…), savoir-faire, langue, mémoire, animaux, races. Une trentaine de fêtes de la transhumance sont de nos jours organisées, de la Provence aux Alpes, principalement au printemps mettant en exergue le passage du troupeau dans les rues des villes et villages. 

Auparavant orienté vers la production de laine, notamment avec la race mérinos d’Arles, l’élevage ovin est désormais spécialisé pour produire de la viande. De nombreux éleveurs ont fait le choix de commercialiser des agneaux finis en bergerie sous l’Indication Géographique Protégée « Agneau de Sisteron ». L’élevage traditionnel de tardons, montés en alpage, donne une viande savoureuse et alimente notamment les circuits courts. Attestée depuis le Moyen Âge, la production de fromage en alpage est peu répandue mais perdure dans quelques vallées alpines, notamment des Alpes-Maritimes.

transhumance en franco-provençal ou arpitan :

emmontagnée / démontagnée,
inalper / désalper, remue (Alpes du Nord)

en provençal :

amountagna,estiva / montar a l’estiva, iverna /
ivernar, far la routo (Alpes du Sud et Provence)

Pour mieux connaitre la transhumance en Provence et dans les Alpes consultez le site la maison de la transhumance :
transhumance.org