transhumance en bigourdan :
müdar (vallée d’Argelès Gazost)

transhumance en gascon :
amoutanhar

flux des transhumances estivales :
215 000 brebis – 55 000 vaches – 7 000 chevaux Issues de 2 200 exploitations Et utilisant 336 500 ha de surfaces pastorales collectives organisées en 480 unités pastorales et 240 groupements pastoraux

PYRÉNÉES

Dans les Pyrénées, les pratiques de gardiennage peuvent varier selon les vallées, le type de production (système allaitant ou laitier), le niveau de chargement de l’estive et son relief (notion de dangerosité). Ainsi dans les systèmes laitiers du Pays Basque et du Béarn, caractérisés par une forte pression pastorale, le travail du berger va être axé sur la traite, la fabrication du fromage, et la surveillance du troupeau va permettre d’éviter les mélanges avec les troupeaux voisins, la bonne exploitation de la montagne étant garantie par une conduite séparée des brebis laitières et des brebis taries (brebis « manes ») et des agnelles, et des circuits de pâturage différents selon le temps et la saison.

Sur des systèmes allaitants, à priori plus extensifs, le travail du berger va être essentiel pour une exploitation optimale de tous les quartiers de l’estive tout au long de la saison, en assurant la sécurité du troupeau même dans les parties les plus accidentées.

PYRÉNÉES CENTRALES ET ORIENTALES

La transhumance estivale est pratiquée par les troupeaux des exploitations des vallées de montagne vers les estives d’altitude (de 1 000 à 2 500 m d’altitude) et, selon les capacités d’accueil, par des troupeaux du piémont voire des départements limitrophes.
Il s’agit en grande majorité de troupeaux d’ovins allaitants et de bovins allaitants (et dans une moindre mesure d’équins), parfois de grande taille, et utilisant les pâturages sur une période allant de juin à septembre, voire de mai à octobre selon les régions. La transhumance permet de profiter de la qualité des pâturages d’altitude et de libérer les prairies des exploitations pour réaliser les stocks de fourrages pour l’hiver.
La pratique de la transhumance hivernale vers les côteaux, autrefois traditionnelle pour les troupeaux des vallées, connaît un regain d’intérêt par la pratique de l’éco-pâturage permettant l’entretien des exploitations viticoles ou arboricoles de plaines et de piémonts.

Productions laitières
Elles sont surtout développées à l’Ouest de la chaîne. La mise aux normes européennes des cabanes fromagères a permis de relancer la production de fromage d’estive permettant de compléter la production réalisée sur la ferme. Le fromage d’estive est reconnu par l’AOP Ossau Iraty et certifié par une marque en creux spécifique sur la croute. En lien avec la production fromagère, l’agneau de lait bénéficie de l’IGP Agneau des Pyrénées qui impose, comme l’AOP Ossau Iraty, l’élevage des races locales (Manech Tête Rousse et Tête Noire, Basco béarnaise) adaptées aux systèmes pastoraux.

Productions allaitantes
La pratique de la transhumance et la qualité des pâturages des estives participent largement à la notoriété des produits issus des exploitations pyrénéennes.
Cela se traduit par la mise en place de Signes Officiels de Qualité et d’Origine tels que l’AOP Barèges Gavarnie et les IGP Agneau des Pyrénées ou Veau Rosée des Pyrénées Catalanes, ou encore les Labels Rouge Gasconne des Pyrénées ou blonde d’Aquitaine.
Ces signes officiels sont tous basés sur l’élevage de races locales rustiques adaptées aux systèmes transhumants.

transhumance en basque :
borturat joaiterat / bortü sorhoka (monter à la montagne)

transhumance en béarnais :
saüto, soüta

transhumance en bigourdan :
müdar (vallée d’Argelès Gazost)

transhumance en gascon :
amoutanhar