flux de la transhumance estivale bovine :
La transhumance concerne environ 12 000 bovins (7 000 français, 5 000 suisses), principalement des génisses car le lait n’est plus transformé à l’alpage.

JURA

De nos jours, les animaux montent en alpages dans le Massif jurassien de juin à septembre (parfois de mai à octobre) et sont principalement des génisses. La traite et la fabrication de fromages à l’alpage ne sont plus pratiquées pour la majorité des éleveurs transhumants. La transhumance varie de quelques kilomètres à plusieurs centaines, mais reste principalement locale. Le pacage franco-suisse, qui permet à des animaux venant de Suisse de pâturer sur les sommets du massif côté français, tend à décliner. On trouve également des troupeaux de brebis (orientés vers la production de viande) qui transhument toute l’année, l’été en montagne, l’hiver dans les plaines de Bresse et de Bourgogne. De nouvelles formes de pastoralisme ont émergé, comme la transhumance périurbaine à Besançon, Dole, Saint-Claude et Morez (chèvres et brebis). La transhumance ovine est pratiquée sur les bords de la Loue, et des pâturages de conservation en espaces naturels sensibles ou zones Natura 2000 existent à Baume-les-Messieurs, Le Frasnois, Drugeon et dans les marais de Saône.

À l’approche de l’été, la montée des vaches vers leurs alpages reste une tradition bien vivante. Ces fêtes, appelées « montée » ou « descente » des vaches, sont un événement marquant où le monde rural est à l’honneur. Les vaches décorées paradent dans les rues, suivies de chars, de musique et d’animations. C’est le cas de la Fête des Fontenottes, à Montlebon, qui se tient tous les deux ans, ou de la Fête de la transhumance autour du Mont d’Or, au mois d’avril.

Les fêtes de la transhumance sont un moment de partage et de convivialité. Les visiteurs peuvent goûter aux produits locaux comme le Comté, le Morbier, le Bleu de Gex et des saucisses artisanales. Ces produits, issus d’une tradition de travail en équipe, sont élaborés dans des coopératives, un élément clé de l’économie agropastorale du massif. Certains fromages, comme le Mont d’Or, restent liés à la saisonnalité du travail de paysan transhumant et sont protégés par une appellation d’origine.